Pénuries d’eau et démocratie – Communiqué de presse

Bassines Non Merci 29 est un collectif créé pour défendre le partage et la paix de l’eau. Cet été le département du Finistère a été le premier placé en vigilance canicule. Il n’a pas vraiment plu depuis mars 2026 et notre géologie n’est pas adaptée à ces conditions. Nous ne sommes qu’à +1,2°c de réchauffement climatique et le Gouvernement nous demande de nous préparer à +4°c… Une fois de plus nous entendons des injonctions individuelles, et point de politique. Où sont les espaces démocratiques où le sujet quantitatif de l’eau est mis sur la table en cet automne desséché ? Que font les responsables institutionnels de l’eau en Finistère ? Où sont les données publiques, par exemple sur les niveaux d’eau de la carrière de Kerrous (QBO) dont le code de l’environnement garantit normalement l’accès ? Ce sont des questions légitimes et simples, qui semblent pourtant ignorées ou perçues comme abyssales par nos élu⋅es.

A Comana, chaque m³ d’eau potable compte. A Concarneau, dès le mois de juillet la situation était très tendue et la pression a déjà été réduite dans le réseau et des tours d’eau envisagés. A Quimper, la réserve de Kerrous est au plus bas (c’est la réseve qui assure la possibilité d’approvisionner le bassin de l’Odet en eau potable) et il resterait de l’eau jusqu’au 11 novembre. Globalement le Finistère est au-delà du de la « crise sécheresse » déclarée par la Préfecture il y a de ça déjà de nombreux mois. Les pluies pourraient être les bienvenues, mais il faudrait alors des précipitations à la fois massives et lentes pour permettre leur infiltration dans les sols et la recharge des zones humides. Et ce n’est pas au programme.

La crise Covid-19 nous l’a bien démontré : c’est à partir de la population que des solutions émergent et qu’une crise peut être gérée… et la preuve en est que ça n’a pas été fait et que tout le monde en connaît les conséquences. Une fois n’est donc pas coutume dirait-on… Mais parce que BNM29 continuera de ne pas se restreindre aux constats, nous appelons toutes les autorités administratives des bassins versants du Finistère (SivalOdet, OuesCo, Epaga, Epab, SMBSEIL, SBE, etc.) à prendre le sujet au sérieux et à ouvrir des espaces démocratiques et populaires sur leurs institutions pour aborder une simple question : Comment gère-t-on cette crise ? pour les humains, les milieux et les activités économiques (en respectant cet ordre de priorité)…

Parce que pendant ce temps, une petite bruine et hop : les stations de lavage auto réouvrent en partie… OK ça limite les lavages sauvages à domicile, mais ça n’en est pas moins un délire symbolique.

Prenons le sujet ensemble, avant que les robinets ne cessent de couler. Que les institutions publiques ouvrent le sujet publiquement, et vite ! Le temps presse et la démocratie en a besoin.

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