Communiqué / Appel
Quimper
Mercredi 25 Mars 2026
Préfecture – 20h
Voilà 3 ans, nous sommes revenu⋅es, peu ou prou, de Sainte Soline. Nous y avons été blessé⋅es physiquement parfois, marqué⋅es psychologiquement certainement. Pourtant ce n’était pas la première fois que les « forces de l’ordre » visaient la tête.
Des violences dans les quartiers populaires, sur fond de racisme et d’exclusion, aux violences dans les champs, contre l’éco-terrorisme (selon les mots du Ministre de l’Intérieur de l’époque, devenu celui de la Justice depuis), ce sont les mêmes méthodes, la même jouissance policière (« j’attendais ça depuis 10 ans« ), la même impunité jusque là.
Et si nous ne faisons rien, si nous ne renversons pas la vapeur, cela se reproduira encore et encore et, potentiellement avec le fascisme aux portes du pouvoir (cf. 1 minute de silence à l’Assemblée Nationale pour le meurtre d’un militant néo-nazi à Lyon récemment).
C’est pourquoi nous appelons toutes les personnes qui n’oublient pas et qui ne pardonnent pas à venir déposer une bougie en mémoire des trois ans de ce carnage (4 blessé⋅es graves, 200 blessé⋅es physiques) sur les grilles de la Préfecture de Quimper ce 25 mars à 20h, pour une veillée et quelques mots que vous aurez envie de prononcer.
Ni ici ni ailleurs, ni hier ni demain. Non aux violences des institutions publiques. Non à l’armement de la répression civile. Nous n’oublions pas.

Rappel
Appel à toutes les personnes victimes de violences par la Police, pour des raisons politiques, de genre, de « race », philosophique comme par simple manque de chance : RDV ce mercredi 25 mars à 20h devant la Préfecture de Quimper, pour commémorer les 3 ans du rodéo policier de Sainte Soline 2.
Nous voulions manifester pour la paix de l’eau, contre l’accaparement de cet élément vital, nous avons été blessé⋅es (grièvement parfois), choqué⋅es, traumatisé⋅es. C’était là notre seul tord : exprimer notre envie d’avenir, notre soif d’humanité et d’altérité.
Mais si cet anniversaire nous invite au recueillement, il n’est qu’un prétexte. Les violences institutionnelles et policières touchent partout et tout le temps les personnes les plus exposées par ce qu’elles sont, ce qu’elles pensent, ce qu’elles font.
Venons nombreuxes pour allumer une bougie, chanter en chorale, prendre la parole et raconter le monde dont on ne veut plus, un monde avec une police armée, une police débridée, en co-gestion avec un pouvoir institutionnel qui a perdu le Nord.