📣 RĂ©union publique sur la rĂ©pression Ă  Sainte-Soline le 25 mars 2023


đŸ—“ïž Samedi 10 janvier 2026, de 15 Ă  18 heures aux Salons de Blossac Ă  Poitiers
À l’initiative de Bassines non merci et des parents de Serge

  • Le procureur clĂŽt l’enquĂȘte ? On la rouvre !
    Le collectif des quatre blessĂ©-e-s graves s’exprime sur le classement sans suite de sa plainte.
    Le 25 mars 2023, la rĂ©pression de la manifestation anti-bassines Ă  Sainte-Soline a fait plus de 200 blessĂ©-e-s, dont au moins quatre graves : MickaĂ«l, Serge, Alix et Olivier. Quelques jours plus tard, Alix et Olivier ont dĂ©posĂ© une plainte, de mĂȘme que des proches de MickaĂ«l et de Serge (tous deux Ă©tant alors dans le coma), pour dĂ©noncer les violences policiĂšres et l’entrave volontaire Ă  l’arrivĂ©e des secours pendant la manifestation.
    AprĂšs deux ans et demi de « suspense », le procureur de la RĂ©publique Teillet a dĂ©clarĂ© le 4 dĂ©cembre 2025 ne pas donner suite Ă  cette plainte. Et si la diffusion des vidĂ©os prises par les camĂ©ras-piĂ©tons des gendarmes l’a conduit Ă  annoncer « l’ouverture d’une information judiciaire » sur les nombreux tirs « non rĂ©glementaires » rĂ©alisĂ©s par eux Ă  Sainte-Soline, il a choisi de minimiser leurs sanctions possibles en retenant pour infraction les « violences volontaires » plutĂŽt que la « mise en danger d’autrui ».
    En dĂ©posant une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, le collectif des quatre blessĂ©-e-s graves relance l’enquĂȘte.

  • Discussion, introduite par la LDH, sur les violences policiĂšres et l’entrave Ă  l’arrivĂ©e des secours
    L’Etat a l’obligation, en droit international, de prĂ©voir et d’organiser une prise en charge rapide des blessĂ©-e-s liĂ©s au maintien de l’ordre, y compris en cas d’affrontements. La manifestation de Sainte-Soline a fait de nombreux blessĂ©-e-s graves, prĂ©visibles au regard des ordres de tirs tendus avec des armes potentiellement lĂ©tales, mais leur prise en charge a Ă©tĂ© fortement retardĂ©e. AprĂšs la manifestation du 25 mars 2023, les autoritĂ©s ont expliquĂ© que ce retard Ă©tait justifiĂ© par l’existence d’une « zone d’exclusion ». Avoir organisĂ© par avance une telle zone, non prĂ©vue par un texte, constituait en soi une entrave Ă  l’arrivĂ©e des secours en les empĂȘchant d’accĂ©der jusqu’aux blessĂ©-e-s les plus graves. L’effectivitĂ© de ce blocage, en dĂ©pit d’une longue pĂ©riode d’accalmie, est encore plus inadmissible.

  • DĂ©bat sur la doctrine du maintien de l’ordre : les violences policiĂšres sont une violence d’Etat
    Il est maintenant prouvĂ© que les violences pour dĂ©fendre un trou vide Ă  Sainte-Soline n’ont pas Ă©tĂ© le fait de quelques RoboCops « fachos » ayant pĂ©tĂ© les plombs, mais bel et bien une violence Ă©tatique, ordonnĂ©e et couverte par la hiĂ©rarchie jusqu’à son plus haut niveau. Cette violence fait partie de la panoplie rĂ©pressive dont l’Etat dispose pour dĂ©fendre l’ordre Ă©tabli quand celui-ci est contestĂ©. Les forces de l’ordre frappent de plus en plus lourdement en France les mobilisations sociales ou environnementales : mouvements contre la « loi travail » ou des gilets jaunes, manifestations contre les mĂ©gabassines Ă  Sainte-Soline ou contre la A69, Ă©meutes aprĂšs la mort de Nahel ou aprĂšs le « dĂ©gel du corps Ă©lectoral spĂ©cial » Ă  NoumĂ©a

    La doctrine du maintien de l’ordre est Ă  dĂ©noncer et Ă  combattre !

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